Quel type de siège acheter pour peindre devant son chevalet ?

Afin de pouvoir peindre à son aise devant un chevalet, l’utilisation d’un siège est souvent nécessaire. Le choix de cet outil de travail est tout aussi important que le choix du chevalet lui-même ou la technique de peinture à appliquer. Un siège permet de peindre plus confortablement, et ce, sur une durée plus importante. Il se décline en plusieurs designs et modèles, et est fait en bois ou en métal associé avec d’autres matériaux. Chaque modèle est destiné à une utilisation bien précise : l’utilisation en intérieur ou en extérieur. Voici donc quelques conseils pour bien choisir son siège pour peindre.

Les différents types de siège pour peindre

Le siège pliable à trois pieds

siège pliant peintreAfin qu’il puisse supporter d’importantes charges, les pieds du siège sont façonnés avec du bois résistant, ayant subi des traitements spéciaux. L’on utilise le plus souvent du bois de hêtre huilé ou verni. Ce type de siège dispose de trois pieds en bois qui sont boulonnés les uns aux autres. De cette manière, le siège est pliable et est facile à transporter où on veut.

La hauteur de chaque pied une fois déplié est de 50 cm environ. La partie supérieure est conçue avec du cuir riveté aux pieds, assurant alors le confort. Les modèles les plus résistants sont ceux en cuir véritable, bien que l’on puisse aussi utiliser d’autres tissus. Le bois et le cuir forment alors un ensemble harmonieux, pouvant supporter jusqu’à 90 kg. En général, le poids de ce siège dépasse rarement les 1,2 kg. De ce fait, il sera idéal pour peindre en extérieur. Il accompagnera très bien un chevalet de campagne car il est facile à transporter et n’est pas encombrant.

Tabouret à hauteur réglable

tabouret de peintreIl est destiné pour les utilisations en intérieur, surtout pour les peintures en atelier. L’on utilise ce modèle pour peindre aussi bien avec un chevalet en H qu’avec un trépied. Il convient aussi pour les chevalets de tables destinés à peindre. L’avantage de ce tabouret est que sa hauteur est réglable grâce à un système de vis sans fin.

Certains modèles sont haussés ou abaissés par lift à gaz. Ainsi, il s’adapte alors à toutes les hauteurs du support du chevalet qui, lui aussi, est réglable. Ces pieds sont faits avec du métal résistant, souvent munis de roulettes pour un déplacement fluide et facile. Quant à l’assise, elle est en bois massif verni ou traité. L’assise a une épaisseur de 4 cm environ avec des rebords soigneusement finis. Elle est de forme circulaire, permettant alors de se mouvoir aisément dessus. Quant à son poids, un tabouret de peintre réglable pèse entre 5 kg à 7 kg. Ce tabouret peut être muni d’un dossier ou non et les modèles avec remonte-pieds sont les plus confortables.

Tabouret en bois à position réglable

tabouret de peintre réglableÀ la différence du tabouret à hauteur réglable, tous les éléments de celui-ci sont en bois massif. Grâce à un système de rainure sur le rail principal, l’on peut modifier la hauteur de l’assise sans difficulté. Des systèmes ingénieux accompagnent ce tabouret. De ce fait, ils sont réglables sur plusieurs positons (5 ou 6 suivant les modèles). À savoir, les différentes hauteurs permettent de varier la perspective qu’on a sur un tableau ou une toile en cours de travail et de création.

Ce tabouret est aussi muni d’un dossier pour en optimiser le confort. L’inclinaison de ce dossier peut être ajustée par le changement de la position du support arrière du tabouret. De ce fait, le tabouret est pliable et se range facilement. C’est un modèle robuste qui peut supporter une charge allant jusqu’à 120 kg. Quant à son poids, il avoisine les 9 kg, faisant alors de ce tabouret un outil spécifique à utiliser en intérieur. Il sera parfait pour peindre devant un imposant trépied ou encore un chevalet en H.

Les modèles spéciaux

Mis à part ces trois types de sièges pour artiste peintre, il existe également des modèles peu communs, mais qui sont tout aussi pratiques. Le siège-chevalet est un ensemble dont le siège et le chevalet ne font qu’un. Le tout forme alors un bloc inséparable et non démontable, dont les pieds sont faits de tubes métalliques.

L’assise est conçue en bois massif (en bois de hêtre ou de pin) et elle est boulonnée sur les tubes métalliques. Sur le chevalet est soudé un support horizontal destiné à soutenir les tableaux en cours de travail. Le souci avec ce modèle est que ni la hauteur du siège ni l’inclinaison du chevalet ne sont réglables. De ce fait, le peintre sera alors bloqué sur une seule position de peinture. Il se fait sur mesure chez un ferronnier d’Art pour un peintre en particulier, car ce modèle n’est plus fabriqué en série.

Quel est le prix pour un siège de peintre ?

Tout comme pour les chevalets de peinture, il existe un grand contraste au niveau du prix d’un siège pour peintre. Le modèle le moins cher de tous est le siège pliable. En effet, dès 35 € on peut s’en acquérir un qui sera de bonne qualité. Les entrées de gamme pour ce siège coûtent encore moins que cela.

Quant aux tabourets à pieds métallique, le prix peut grimper jusqu’à 140 €. Les modèles dotés de dossiers demandent un budget encore plus important, car ils valent encore plus cher que ceux dépourvus de dossiers. En effet, leur prix est à partir de 165 € environ. Cela est dû au fait que l’on a une meilleure amplitude dans les mouvements grâce à un tabouret à dossier. Quant au tabouret tout en bois, son prix est le plus élevé de tous vu qu’il est en bois massif. En moyenne, son prix est dans les 230 € environ.

Pourquoi utiliser un siège pour la peinture ?

L’utilisation d’un siège pour peindre assure le confort lors de l’exécution d’une œuvre. En effet, la position assise offerte par le siège devant un chevalet permet notamment de peindre plus longtemps, et ceci, sans ressentir ni gêne ni d’intense fatigue.

Toutefois, il est conseillé de ne pas rester trop longtemps en position assise derrière le chevalet. Il faudra bouger un peu pour détendre les muscles et les mains et pour se dégourdir les jambes. Les mouvements répétitifs peuvent en effet engendrer des tendinites ou des douleurs dorsales sévères. De plus, mieux vaut prendre un peu de recul de temps en temps pour avoir une vue d’ensemble sur le tableau ou la toile. Pour les cours en Art, il est également conseillé de peintre sur un siège lors de l’apprentissage.

bien choisir son siège pour peindre

Quelle est la meilleure position pour peindre ?

Le choix de la position pour peindre est très important, car il influe sur le rendu du travail. En effet, il ne suffit pas d’avoir les bons outils ni un bon niveau en peinture pour la justesse d’un trait, qu’il soit dessiné ou peint. Cela dépend de tout un contexte environnemental dont la position de travail devant le chevalet. La position correcte permet une grande fluidité qui va influencer aussi la rapidité.

Les deux positions de peinture, assise ou debout, ont chacune leur avantage. Si l’on veut avoir une œuvre vivante il faut une gestuelle souple qui s’acquiert mieux tout en étant debout. Peindre debout permet la réalisation des œuvres de taille imposante. Si l’on reproduit un modèle, mieux vaut se tenir debout pour que le modèle et la toile soient sur le même plan visuel. La position assise, quant à elle, est plus adaptée pour les personnes ayant un souci physique qui les rendent inaptes à peindre en se tenant debout. Mais on peut très bien alterner les deux positions pour que peindre devienne un plaisir et non un supplice pour le dos et les jambes.

Peindre avec ou sans chevalet ?

peinture avec un chevaletBien que l’on puisse être sceptique quant à la nécessité d’un chevalet de peinture, il faut savoir que c’est le moyen le plus simple pour obtenir un bon support pour ses toiles. De plus, l’on pourra varier l’inclinaison en fonction de l’incidence de la lumière sur la toile de peinture.

Toutefois, il est à noter que l’utilisation ou non d’un chevalet dépend de la technique de peinture à appliquer. Pour les tableaux ou toiles nécessitant une inclinaison entre 45 ° et 90 °, telle que la réalisation d’un portrait, il est nécessaire d’utiliser un chevalet. L’on aura alors une reproduction correcte. De même, pour pouvoir peindre confortablement à l’extérieur (reproduction de paysage ou d’œuvres dans un musée), mieux vaut utiliser un chevalet.

Les peintures à l’eau, quant à elles, ne nécessitent pas forcément l’utilisation d’un chevalet. En effet, elles se réalisent mieux à plat ou sur une table. De ce fait, la peinture aquarelle ne risque pas de couler sur la toile. Le travail aux murs des artistes contemporains ne nécessitent pas non plus l’utilisation d’un chevalet. Ce type de peinture demande un angle bien droit de 90 °. Il est surtout adapté pour les tableaux dont la taille est importante, et qui ne peuvent pas être soutenus par un chevalet quel qu’il soit.